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Robots.txt : ChatGPT, Perplexity et Google peuvent-ils lire votre site ?

ChatGPT, Perplexity et Google ont chacun leur robot. Vérifiez en cinq minutes que votre robots.txt ou votre pare-feu ne vous exclut pas de leurs réponses.

25 septembre 2026 /8 min de lecture /Équipe RéférencementsPRO

Dans cette série, notre mesure exploratoire a montré que l’IA ne nomme aucune entreprise locale dans 69 % des réponses quand on lui demande un couvreur au Québec sans lui donner accès au web, et on a vu pourquoi elle cite toujours les mêmes. Il reste une question plus terre à terre, qui vient avant tout le reste : est-ce que l’IA a seulement le droit de lire votre site ?

La réponse courte : Google, ChatGPT et Perplexity envoient chacun leur propre robot. Si votre site bloque ce robot, vous êtes écarté des réponses de recherche de cette IA avant même le départ (chez ChatGPT, votre site peut encore sortir comme simple lien). C’est la seule partie du problème que les trois compagnies documentent noir sur blanc, et ça se vérifie en cinq minutes.

Trois couches, trois niveaux de certitude

Quand un client demande à une IA « quel couvreur appeler à Lévis ? », trois choses décident si votre nom peut sortir.

  1. L’accès. Le robot de cette IA a-t-il le droit de lire votre site ? Chaque compagnie l’explique dans sa propre documentation. C’est concret et vérifiable.
  2. La sélection. Parmi tous les sites que l’IA a le droit de lire, lequel va-t-elle citer ? Aucune des trois compagnies ne publie ses critères. Google dit seulement que ça repose sur ses systèmes de classement habituels, et OpenAI et Perplexity n’en disent rien. Le reste vient de recherches externes, pas des compagnies elles-mêmes.
  3. La mémoire. Quand l’IA répond sans faire de recherche, elle puise dans ce qu’elle a appris pendant son entraînement. Aucun réglage sur votre site ne change ça à court terme.

Cet article porte surtout sur la première couche, parce que c’est la seule qui se règle en un après-midi. Mais il faut savoir où elle s’arrête.

Quel robot laisser passer pour chaque IA ?

IA Robot à laisser passer Ce que la compagnie documente Si vous le bloquez
Google (aperçus IA, mode IA) Googlebot Ses fonctions IA s’appuient sur l’index de recherche Google. La page doit être indexée et pouvoir s’afficher avec un extrait. Google ne peut pas lire la page, donc pas d’extrait : pas de place dans les réponses IA de Google
ChatGPT (recherche) OAI-SearchBot C’est ce robot qui fait apparaître les sites dans la recherche de ChatGPT. GPTBot, lui, sert à l’entraînement des modèles, et se règle à part. Selon OpenAI, votre site n’est pas affiché dans les réponses de recherche de ChatGPT (il peut encore sortir comme simple lien de navigation)
Perplexity PerplexityBot C’est ce robot qui fait apparaître les sites dans ses résultats. Perplexity dit qu’il ne sert pas à entraîner ses modèles. Perplexity ne précise pas l’effet exact, mais recommande de le laisser passer pour que votre site apparaisse dans ses résultats

Sources : la documentation de Google sur ses fonctions IA, la page d’OpenAI sur ses robots et la page de Perplexity sur ses robots.

Bon à savoir : chez OpenAI, la recherche et l’entraînement sont deux réglages séparés. Si vous ne voulez pas que vos textes servent à entraîner les modèles d’OpenAI, vous pouvez bloquer GPTBot et laisser passer OAI-SearchBot. Vous restez admissible à la recherche de ChatGPT. Le prix à payer : vos textes ne serviront pas à la mémoire des prochains modèles (la troisième couche, plus bas).

Il existe aussi des visites déclenchées par un utilisateur (ChatGPT-User, Perplexity-User), quand l’IA va voir une page en pleine conversation pour répondre à quelqu’un. Comme c’est un utilisateur qui les demande, OpenAI dit que le robots.txt peut ne pas s’appliquer à ces visites, et Perplexity, que son robot l’ignore généralement. Mais elles ne jouent pas sur votre place dans les résultats : OpenAI précise que ChatGPT-User ne décide pas si votre site apparaît dans sa recherche, et Perplexity dit que Perplexity-User sert aux demandes des utilisateurs, pas à l’exploration du web. Pour la recherche, le robot qui compte, c’est le robot de recherche.

Comment vérifier en cinq minutes si votre site bloque l’IA

Vous n’avez pas besoin d’être technique pour faire la première partie.

  1. Ouvrez votre fichier robots.txt. Tapez l’adresse de votre site suivie de /robots.txt, par exemple votresite.com/robots.txt. C’est un petit fichier texte public qui dit aux robots ce qu’ils ont le droit de lire.
  2. Cherchez les trois noms. Googlebot, OAI-SearchBot, PerplexityBot. Si l’un d’eux est suivi d’une ligne Disallow: /, ce robot est bloqué sur tout votre site.
  3. Regardez la règle générale. Une section User-agent: * suivie de Disallow: / bloque tous les robots qui ne sont pas nommés ailleurs. Ça peut arriver après une refonte, quand la règle qui protégeait le site de test reste en place.
  4. Posez une question à votre webmestre. Si votre site passe par Cloudflare ou un autre pare-feu, le fichier robots.txt ne dit pas tout : une règle de sécurité peut bloquer un robot même si le fichier le laisse passer. OpenAI et Perplexity publient la liste des adresses IP de leurs robots justement pour que les pare-feu puissent les laisser entrer. La question à poser : « Est-ce que nos règles de sécurité laissent passer OAI-SearchBot et PerplexityBot ? »
  5. Côté Google, vérifiez l’indexation. Pour Google, avoir le droit de lire ne suffit pas : la page doit aussi être dans l’index. Une page explorée mais pas gardée par Google ne peut pas sortir dans ses aperçus IA. Notre méthode en deux minutes vous montre comment le vérifier.

Si vous corrigez un blocage, donnez-lui un peu de temps. OpenAI indique qu’un changement au robots.txt prend environ 24 heures à se refléter dans sa recherche.

Après la porte : ce que personne ne documente

Une fois votre site admissible, reste à savoir pourquoi l’IA citerait votre site plutôt qu’un autre. C’est là que la documentation des compagnies s’arrête, et que bien des conseils sur l’IA dérapent.

Chez Google, c’est du référencement. Google est la compagnie qui en dit le plus. Selon sa documentation, optimiser pour ses fonctions IA, c’est du bon référencement : pas besoin de fichier llms.txt, de balisage spécial ni de contenu découpé en petits morceaux pour les robots. Une fiche Google complète, des pages de service utiles et un site sain : c’est là que ça se joue. On en parlait dans le plan pour être nommé par l’IA.

Chez ChatGPT et Perplexity, c’est un pari raisonnable. Ces deux compagnies documentent leur robot, et c’est tout. Aucune ne dit comment elle choisit la source citée, et aucune ne dit non plus que telle ou telle pratique est inutile. Un contenu clair, appuyé par des chiffres et des sources, reste donc un pari sensé pour ces moteurs. Mais c’est un pari, et quiconque vous le vend devrait vous le présenter comme tel.

Partout, ce sont les autres qui parlent de vous. Une étude de 2026 portant sur plus de 160 000 citations d’IA (prépublication sur arXiv, auteur lié à une firme du domaine) rapporte qu’environ 85 % de ce sur quoi l’IA s’appuie pour parler d’une marque vient de sites que la marque ne possède pas, avec Wikipédia en tête dans presque toutes les langues étudiées. Pour un entrepreneur, ces sites tiers, ce sont aussi les annuaires, les médias de la construction et les plateformes. Votre site est nécessaire, mais il ne fait pas tout le travail.

Si quelqu’un vous vend « la recette pour être cité par ChatGPT », demandez-lui sa source. Personne à l’extérieur de la compagnie ne l’a, parce qu’elle ne l’a pas publiée.

La troisième couche : ce que l’IA sait déjà

Il reste un cas que ni le robots.txt ni le contenu de votre site ne règlent à court terme : quand l’IA répond de mémoire, sans faire de recherche. Elle nomme alors ce dont elle a entendu parler pendant son entraînement, et une PME locale en fait rarement partie.

L’Observatoire Noos (étude #1, menée sur douze secteurs par une firme québécoise du domaine) l’a mesuré en interrogeant l’IA de cette façon, sans recherche : les PME du Québec captent 18 % ou moins des mentions dans neuf marchés sur douze. Notre mesure exploratoire sur les couvreurs va dans le même sens. Cette couche-là se travaille sur des années, par ce qui s’écrit sur vous ailleurs : articles, répertoires, projets documentés, mentions dans les médias de la construction, et non par un réglage.

Dans quel ordre s’y prendre

  1. Ouvrez la porte. Vérifiez votre robots.txt et votre pare-feu pour Googlebot, OAI-SearchBot et PerplexityBot. C’est gratuit.
  2. Assurez-vous d’être dans l’index de Google. Une page non indexée est absente des aperçus IA de Google, peu importe sa qualité.
  3. Travaillez le fond. Une fiche Google d’entreprise complète, des pages de service claires, et une présence exacte dans les annuaires et médias québécois de votre métier.
  4. Mesurez. Demandez régulièrement à ChatGPT, Perplexity et Gemini qui ils recommandent pour votre métier dans votre région, sans nommer votre entreprise, et notez qui sort.

Personne ne contrôle ce qu’une IA répond, et on ne vous garantira pas une place dans ChatGPT. Ce qu’on peut vérifier, c’est que rien sur votre site ne vous exclut d’office. Pour aller plus loin, notre vérification de visibilité gratuite regarde si votre entreprise sort sur Google et dans les réponses de ChatGPT, Perplexity et Gemini, et la checklist gratuite fait le tour de vos fondations.

FAQ

Questions fréquentes

Comment savoir si mon site bloque les robots de ChatGPT ou de Perplexity ?

Tapez l'adresse de votre site suivie de /robots.txt dans votre navigateur (par exemple votresite.com/robots.txt). Cherchez les noms OAI-SearchBot, PerplexityBot et Googlebot. Si l'un d'eux est suivi d'une ligne Disallow: /, il est bloqué. Si la section User-agent: * contient Disallow: /, tous les robots qui n'ont pas leur propre section sont bloqués aussi. Si votre site passe par Cloudflare ou un autre pare-feu, demandez aussi à votre webmestre si ses règles de sécurité laissent passer ces robots.

Si je bloque GPTBot, est-ce que je disparais de ChatGPT ?

Non. Selon la documentation d'OpenAI, GPTBot sert à l'entraînement de ses modèles, et le bloquer indique que votre contenu ne doit pas servir à cet entraînement. Le robot qui compte pour la recherche de ChatGPT, c'est OAI-SearchBot, et les deux se règlent séparément. Vous pouvez refuser l'entraînement et rester admissible à la recherche. La contrepartie : vos textes ne serviront pas à entraîner les prochains modèles d'OpenAI, donc à ce qu'ils sauront de vous de mémoire.

Si mon robots.txt laisse tout passer, est-ce que l'IA va me recommander ?

Pas automatiquement. Laisser passer les robots, c'est la condition de base (chez Google, la page doit en plus être indexée). Aucune des trois compagnies ne publie ses critères pour choisir, parmi les sites admissibles, celui qu'elle cite. Et quand l'IA répond sans faire de recherche, elle puise dans ce qu'elle a appris pendant son entraînement, où une PME locale est souvent absente. L'accès est la première étape, pas la garantie.

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